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Les charges métaboliques  – causes & conséquences

Chaque cheval, jeune ou vieux, de sang ou robuste, doit faire face à une multitude de micro-organismes nocifs et de toxines qui sont absorbés quotidiennement par l’air, le tractus gastro-intestinal et la peau. Cela signifie une charge considérable pour l’organisme, car toutes les substances étrangères – qu’elles soient de nature chimique ou provenant des micro-organismes tels que les bactéries, les virus ou les champignons – doivent être reconnues par le système immunitaire et rendues inoffensives. Pour cela, le système immunitaire a développé plusieurs phases de défense, à la fois chimiquement et via les soi-disant phagocytes, qui sont capables de manger et de digérer les cellules étrangères. Ainsi, non seulement les infections exercent un stress sur le système immunitaire, mais aussi les charges métaboliques quotidiennes telles que les moisissures ou foin (souvent invisible à l’oeil nu), les bactéries et champignons dans le foin enrubanné ou dans le foin insuffisamment séché dans les balles rondes, les acariens concentrés pourris, les substances chimiques incompatibles issues de l’alimentation animale, le traitement de bois etc. Le tissu conjonctif a une tâche importante dans la défense contre ces substances étrangères. La recherche montre que le tissu conjonctif trouvé dans tout le corps n’est pas seulement la substance de remplissage entre les tissus fonctionnels. Au moyen du liquide lymphatique, il transporte d’une part les nutriments du sang vers les cellules et d’autre part les substances résiduelles hors des cellules. Dans le même temps, il sert de tampon pour ces substances, de sorte que le corps peut maintenir un environnement constant à la fois dans les cellules fonctionnelles et dans le sang. Avant que les paramètres sanguins changent visiblement, le changement a lieu d’abord dans le tissu conjonctif, qui sert de mémoire tampon et de stockage de déchets pour le corps. Elles y restent jusqu’à ce que le corps ait la capacité de mobiliser ces substances et de les excréter par le foie et les reins. C’est un système utile, car les chevaux à l’état naturel doivent régulièrement faire face à des saisons dans lesquels l’apport en nutriments n’est pas optimal et où beaucoup de déchets sont produits, comme en hiver par exemple. Tout au long de l’été, grâce à l’abondance des nutriments et à une alimentation saine, ces déchets peuvent être transportés du tissu conjonctif vers le foie et y être bio transformés pour être excrétés.

Ce système devient problématique si le cheval est constamment surchargé, car les phases de récupération du métabolisme manquent. L’alimentation avec du foin enrubanné par exemple entraine au plus tard à la fin de l’hiver souvent des problèmes tels que la fatigue, le Kotwasser, un poil terne, des membres engorgés, la galle de boue, des abcès de sabot et d’autres anomalies qui s’atténuent de nouveau pendant la saison de pâturage. Si l’alimentation avec le foin enrubannée est maintenue tout au long de l’année, les anomalies augmentent d’année en année, jusqu’à ce que le cheval tombe malade. Si l’organisme ne peut pas récupérer de ces charges métaboliques, chaque cellule du corps sera affectée – soit par des carences, soit par des toxines. Le système immunitaire est surchargé par l’excès de toxines et les cellules mourantes qui ne peuvent pas être éliminées. Les agents pathogènes peuvent pénétrer plus facilement et surcharger le système immunitaire. Les chevaux sont sujets aux infections et aux réactions allergiques, ils présentent souvent de multiples allergies au pollen, aux aliments, aux insecticides, etc.

À long terme, si le stockage des déchets est supérieur à la détoxification, la capacité de stockage sera finalement épuisée et les toxines entreront dans le sang et les tissus. Le corps tente ensuite de diluer la concentration de substances toxiques en stockant de l’eau ou de la lymphe dans le tissu conjonctif et ainsi prévenir les dommages cellulaires. De très nombreux chevaux optiquement gras ont seulement stocké de grandes quantités d’eau dans le tissu conjonctif. Maintenant, imposer à ces chevaux un régime alimentaire provoque une charge supplémentaire pour l’organisme, car le système digestif du cheval n’est pas conçu pour être limité en fourrage. Au contraire, il faut s’assurer que les chevaux ont une quantité suffisante de nutriments de haute qualité et beaucoup de fourrage disponible, de sorte que l’intestin puisse reprendre une activité normale.

L’optimisation de l’alimentation est cruciale pour les chevaux ayant un souci métabolique. Si l’alimentation n’est pas correcte, la régulation métabolique ne fonctionne pas correctement. La muqueuse intestinale et la flore intestinale doivent être soutenues dans la régénération, ainsi que la fonction du foie et des reins. Surtout, la flore intestinale délicate du cheval ne concorde pas à long terme avec cette confrontation constante par les polluants qui pénètrent dans l’organisme par le tractus gastro-intestinal. Il y a des changements dans la flore intestinale et aussi une dégénérescence. Le système immunitaire de la paroi intestinale travaille au maximum et le foie en tant qu’organe de détoxification doit travailler beaucoup plus dur que si le cheval était nourri le plus près possible de la nature et de manière appropriée.

Toutes les charges métaboliques ont en commun le fait qu’elles n’entraînent généralement pas de symptômes immédiatement visibles, mais seulement insidieusement sur des mois et des années! Par exemple, l’eczéma d’été n’est souvent pas associé au métabolisme ou à l’alimentation, car il s’agit manifestement d’un problème de peau. Que la peau permette au corps l’excrétion de plus grandes quantités de déchets, et que l’évacuation constante des déchets métaboliques dans la sueur finisse par provoquer une irritation, des démangeaisons et une sensibilité accrue aux insecticides n’est pas évident à déceler à première vue. Souvent, il faut revenir quelques années en arrière pour arriver à trouver le facteur déclenchant. En outre, la régénération du métabolisme prend une durée correspondante jusqu’à ce que les organes soient de nouveau équilibrés et que les anciennes charges soient éliminées.

 Le déraillement métabolique et ses conséquences

Que cette maladie métabolique apparaisse maintenant sous forme de fourbure, d’eczéma d’été, la maladie SME ou respiratoire dépend de l’organe qui est le point faible du cheval concerné. Ainsi que pour les hommes – l’un réagit avec une irritation de la peau au charges métabolique, l’autre avec des ulcères gastriques et le troisième avec des infections. Ainsi on voit aussi chez les chevaux différents effets des déraillements métaboliques. Les tendons et les ligaments appartiennent également au tissu conjonctif et sont affectés par l’accumulation de toxines. Cela conduit souvent à des lésions tendineuses et du suspenseur du boulet.

L’organisme du cheval entre également en contact avec un certain nombre de ces substances chimiques, dont environ 8 millions de toxines homologuées dans le monde: Lotion nettoyante, spray anti mouche, démêleur de crinière, vermifuges, vaccins, médicaments, teinture d’articles en cuir, teintures et produits de lavage des couvertures, produits de protection du bois, peintures, laques, agents nettoyants et désinfectants, métaux lourds provenant des vaccinations, engrais..

C’est la combinaison de diverses charges qui conduit souvent à des symptômes visibles seulement après des années, parce que le métabolisme du cheval a une grande capacité de compensation. Cela rend souvent la recherche de la cause assez difficile.

Les Endophytes dans l’herbe

Si l’herbe est sous stress, la proportion d’endophytes augmente et le cheval ne supporte pas. Normalement, le cheval absorbe si peu d’endophytes que le métabolisme peut les gérer relativement bien. Cependant, si l’herbe est rase et qu’il fait très sec ou froid en même temps, ou que l’herbe est très piétinée, l’herbe est par conséquent stressée et la proportion d’endophytes peut augmenter rapidement. Ceux-ci peuvent conduire à l’empoisonnement et la fourbure chez le cheval, même subcliniquement, c’est à dire discrètement, ainsi qu’aux crises de Kotwasser, aux épisodes de coliques ou d’eczéma qui sont souvent associés à l’empoisonnement par les endophytes.

Comment pouvez-vous aider votre cheval à mieux gérer les charges métaboliques au quotidien?

Avec une quantité suffisante de nutriments riches en espèces et en substances vitales ainsi qu’une quantité suffisante en fourrage mises à disposition au quotidien, l’intestin peut reprendre une activité normale.

L’optimisation de l’alimentation est cruciale pour le bon fonctionnement métabolique des chevaux. Si l’alimentation n’est pas correcte, la régulation métabolique ne fonctionne plus bien. La variété des herbes dans l’alimentation quotidienne fait partie des soins de base et l’offre doit être variée et adaptée à la race, l’âge, les conditions de vie et la situation individuelle de chaque cheval.

Nous sommes à votre disposition (06.80.31.70.12) pour répondre à vos questions relatives à l’alimentation de votre cheval en prenant en compte toutes ces spécificités. Avec cette approche globale et transparente vous êtes sûre de répondre à ses besoins.


édition happyquus 6/2018

 

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